jeudi 24 février 2005 (pour plus d'information, contacter Claude Colin ...)
Après les rencontres sur la nuit dans les Pyrénées, en 2003, ce sont les plantes et leurs secrets qui ont rassemblé une quarantaine de personnes, dont une petite équipe de bretons, en Provence. En attendant la sortie des actes, voici quelques regards sur ces 5èmes rencontres.
Mercredi soir Arrivée des premiers participants au village vacances de La Roque d’Anthéron et première découverte nocturne du site...
Jeudi matin Nous nous sommes répartis dans les trois groupes d’immersion : Après les rencontres sur la nuit dans les Pyrénées, en 2003, ce sont les plantes et leurs secrets qui ont rassemblé une quarantaine de personnes, dont une petite équipe de bretons, en Provence. En attendant la sortie des actes, voici quelques regards sur ces 5èmes rencontres.
Mercredi soir Arrivée des premiers participants au village vacances de La Roque d’Anthéron et première découverte nocturne du site...
Jeudi matin Nous nous sommes répartis dans les trois groupes d’immersion :


En allant vers la Durance, Laurence nous a invité transformer les plantes en objets ludiques et sonores.
En allant vers la forêt, Lionel nous a dévoilé les secrets des collines provençales à travers une balade ethnobotanique.
En allant vers le jardin, Maryline qui nous a fait découvrir plantes potagères, herbes sauvages et fleurs aux saveurs insoupçonnées.
Jeudi midi Repas à base de plantes...

Jeudi après-midi

Le groupe s’est réparti sur deux ateliers :
l’un s’est rendu à l’association Couleur Garance. Michel nous a fait découvrir les couleurs végétales, leur histoire et leur utilisation à travers la planète.
l’autre groupe est resté au centre. Maryline et Maire-Paule ont invité les participants à découvrir et à préparer quelques plantes sauvages comestibles et médicinales.
Jeudi soir Ateliers forum avec outils et témoignages suivis d’un buffet - auberge espagnole - dont les participants se rapelleront longtemps... il y en avait de toutes les couleurs et pour tous les goûts...
Nuit de jeudi à vendredi Accompagné par Jean-Claude, un petit groupe s’est lancé dans une aventure nocturne à travers les collines provencales...suspense assuré.
Vendredi matin Conférences-débats : « l’homme et les plantes hier, aujourd’hui, demain... »

Trois conférences passionnantes nous ont apporté différents éclairages sur les plantes.
L’olivier en Provence et en Méditerranée (imaginaire, représentations, discours) avec Denis ROUX
(Responsable régional de formation continue au ministère de l’agriculture. Docteur ès lettres et sciences humaines de l’université de Provence (spécialité : langue et culture régionales et ethnolinguistique))
Comment les Provençaux et plus largement les Méditerranéens voient-ils l’olivier et ses produits (huile, olives) aujourd’hui, de quelle façon les appréhendaient-ils hier ?
C’est à travers le temps, les espaces et les diverses formes de pratiques et de discours qu’on peut tenter de répondre à cette question, ou tout au moins poser quelques jalons pour y répondre. Les sources s’avèrent nombreuses et diversifiées, de tradition savante comme de tradition dite « populaire », de nature littéraire comme technique. Si la Provence constitue le point départ de notre réflexion, la comparaison avec les pays méditerranéens s’impose d’elle-même Elle permet de replacer cette région dans ce grand ensemble méditerranéen auquel elle appartient sans aucun conteste, tant par sa culture matérielle que par ses représentations.
L’olivier, image de l’enracinement et de l’espoir, devenu symbole identitaire de la Provence par un processus de construction de longue durée, a constitué un support idéal pour l’expression de l’imaginaire individuel et collectif provençal, aujourd’hui peut-être plus qu’hier. En témoignent sa littérature comme ses dictons, proverbes et expressions
La classification en botanique avec Michel GARCIA
(Botaniste, responsable du conservatoire des plantes tinctoriales de Lauris, Association Couleur Garance)
Les végétaux intéressent nos contemporains. Les foires et marchés aux plantes rares fleurissent à peu près partout en France, tandis que les jardins médiévaux et autres espaces consacrés aux savoirs végétaux connaissent le même succès que les sorties botaniques.
Pourtant, l’amateur de botanique est de plus en plus perplexe face à l’évolution de la science botanique, son seul outil fiable pour nommer les plantes sans ambiguïté.
Un savoir acquis au terme de 20 ou 30 ans passés à comparer les illustrations des ouvrages de vulgarisation avec les découvertes de terrain se périme d’année en année, devient peu à peu en partie inexact.
Pourquoi certaines plantes ont-elles changé de nom scientifique ? Comment se repérer dans la nouvelle classification des familles ? Qu’est-ce que la génétique et la chimie des molécules végétales ont changé dans tout cela ?
Lors de cette rencontre, on tentera d’apporter des réponses à ces questions et on proposera des jalons pour se repérer dans cette science du vivant qu’est la botanique.
De la sélection des variétés au clonage, : quelle maîtrise économique de la plante ? avec Jean Pierre BERLAN (Ingénieur Agronome Institut National Agronomique Paris, Docteur d’Etat es sciences économiques, Directeur de recherche à l’INRA-CTESI (Institut National de la Recherche Agronomique-Changement Technique et Evolution des Systèmes d’Innovation), Montpellier.)
Depuis deux siècles, la sélection consiste à remplacer une variété par un modèle ou génotype unique. Cette opération exige de produire ce génotype unique en autant d’exemplaires que nécessaire, c’est-à-dire de le cloner. Par conséquent, la sélection consiste à remplacer des variétés par des clones.
Personne ne s’en est aperçu puisque le terme " variété " désigne maintenant précisément le contraire d’une variété ! Dolly n’est que l’extension normale aux mammifères, naturelle au sens de la logique du système, du clonage des plantes. Et ce ne sont pas les contorsions éthiques présentes qui interdiront le clonage humain.
Pourquoi cette dévotion à une technique vieille de deux siècles, en quelque sorte à une machine à vapeur obsolète, destructrice de la biodiversité, condition même de notre survie. Pourquoi les sélectionneurs s’efforcent-ils de cacher et de se cacher à eux-mêmes ce qu’ils font par l’emploi d’un terme exactement opposé à la réalité ?
Cette conférence montrera que le clonage résulte de l’adhésion implicite des sélectionneurs à l’idéologie industrielle. Le remplacement de variétés par des clones, c’est-à-dire par des organismes vivants homogènes, uniformes, reproductibles, stables, c’est-à-dire présentant les caractères des produits industriels ne fait qu’appliquer les principes de la Révolution industrielle au vivant. Avec un avantage essentiel : une variété hétérogène et instable ne peut faire l’objet d’un droit de propriété. Un clone, une sorte de mort-vivant homogène et stable peut, lui, faire l’objet d’un droit de propriété.
Les OGM sont en réalité des clones chimériques brevetés. À ce titre, ils ferment de façon irréversible le double mouvement mortifère d’industrialisation du vivant et de sa privatisation.
Vendredi midi Repas champêtre au jardin familial et pédagogique "Croq’jardin".

Vendredi après-midi

Jardin en partage. Jardins familiaux et pédagogiques. Quelles méthodes ? Quelle utilité sociétale ? Un temps d’échange animé par Jean Pierre consultant Réseaux des jardins solidaires a cloturé ses 5èmes rencontres...
Ces 5èmes rencontres ont été riches de contenus, de débats et d’échanges. Une partie de l’équipe les a prolongés par deux journées de découverte de la région (Roussillon, carrière d’ocre, Marseille...)
Claude, Rémi, Jean-Yves
Les 6ème rencontres sont déjà programmées, nous serons accueilli dans la Somme sur le thème "Energie et matière" L’avant programme est déjà disponible dans la conférence UBA environnement.
En allant vers la Durance, Laurence nous a invité transformer les plantes en objets ludiques et sonores.
En allant vers la forêt, Lionel nous a dévoilé les secrets des collines provençales à travers une balade ethnobotanique.
En allant vers le jardin, Maryline qui nous a fait découvrir plantes potagères, herbes sauvages et fleurs aux saveurs insoupçonnées.
Jeudi midi Repas à base de plantes...

Jeudi après-midi

Le groupe s’est réparti sur deux ateliers :
l’un s’est rendu à l’association Couleur Garance. Michel nous a fait découvrir les couleurs végétales, leur histoire et leur utilisation à travers la planète.
l’autre groupe est resté au centre. Maryline et Maire-Paule ont invité les participants à découvrir et à préparer quelques plantes sauvages comestibles et médicinales.
Jeudi soir Ateliers forum avec outils et témoignages suivis d’un buffet - auberge espagnole - dont les participants se rapelleront longtemps... il y en avait de toutes les couleurs et pour tous les goûts...
Nuit de jeudi à vendredi Accompagné par Jean-Claude, un petit groupe s’est lancé dans une aventure nocturne à travers les collines provencales...suspense assuré.
Vendredi matin Conférences-débats : « l’homme et les plantes hier, aujourd’hui, demain... »

Trois conférences passionnantes nous ont apporté différents éclairages sur les plantes.
L’olivier en Provence et en Méditerranée (imaginaire, représentations, discours) avec Denis ROUX
(Responsable régional de formation continue au ministère de l’agriculture. Docteur ès lettres et sciences humaines de l’université de Provence (spécialité : langue et culture régionales et ethnolinguistique))
Comment les Provençaux et plus largement les Méditerranéens voient-ils l’olivier et ses produits (huile, olives) aujourd’hui, de quelle façon les appréhendaient-ils hier ?
C’est à travers le temps, les espaces et les diverses formes de pratiques et de discours qu’on peut tenter de répondre à cette question, ou tout au moins poser quelques jalons pour y répondre. Les sources s’avèrent nombreuses et diversifiées, de tradition savante comme de tradition dite « populaire », de nature littéraire comme technique. Si la Provence constitue le point départ de notre réflexion, la comparaison avec les pays méditerranéens s’impose d’elle-même Elle permet de replacer cette région dans ce grand ensemble méditerranéen auquel elle appartient sans aucun conteste, tant par sa culture matérielle que par ses représentations.
L’olivier, image de l’enracinement et de l’espoir, devenu symbole identitaire de la Provence par un processus de construction de longue durée, a constitué un support idéal pour l’expression de l’imaginaire individuel et collectif provençal, aujourd’hui peut-être plus qu’hier. En témoignent sa littérature comme ses dictons, proverbes et expressions
La classification en botanique avec Michel GARCIA
(Botaniste, responsable du conservatoire des plantes tinctoriales de Lauris, Association Couleur Garance)
Les végétaux intéressent nos contemporains. Les foires et marchés aux plantes rares fleurissent à peu près partout en France, tandis que les jardins médiévaux et autres espaces consacrés aux savoirs végétaux connaissent le même succès que les sorties botaniques.
Pourtant, l’amateur de botanique est de plus en plus perplexe face à l’évolution de la science botanique, son seul outil fiable pour nommer les plantes sans ambiguïté.
Un savoir acquis au terme de 20 ou 30 ans passés à comparer les illustrations des ouvrages de vulgarisation avec les découvertes de terrain se périme d’année en année, devient peu à peu en partie inexact.
Pourquoi certaines plantes ont-elles changé de nom scientifique ? Comment se repérer dans la nouvelle classification des familles ? Qu’est-ce que la génétique et la chimie des molécules végétales ont changé dans tout cela ?
Lors de cette rencontre, on tentera d’apporter des réponses à ces questions et on proposera des jalons pour se repérer dans cette science du vivant qu’est la botanique.
De la sélection des variétés au clonage, : quelle maîtrise économique de la plante ? avec Jean Pierre BERLAN (Ingénieur Agronome Institut National Agronomique Paris, Docteur d’Etat es sciences économiques, Directeur de recherche à l’INRA-CTESI (Institut National de la Recherche Agronomique-Changement Technique et Evolution des Systèmes d’Innovation), Montpellier.)
Depuis deux siècles, la sélection consiste à remplacer une variété par un modèle ou génotype unique. Cette opération exige de produire ce génotype unique en autant d’exemplaires que nécessaire, c’est-à-dire de le cloner. Par conséquent, la sélection consiste à remplacer des variétés par des clones.
Personne ne s’en est aperçu puisque le terme " variété " désigne maintenant précisément le contraire d’une variété ! Dolly n’est que l’extension normale aux mammifères, naturelle au sens de la logique du système, du clonage des plantes. Et ce ne sont pas les contorsions éthiques présentes qui interdiront le clonage humain.
Pourquoi cette dévotion à une technique vieille de deux siècles, en quelque sorte à une machine à vapeur obsolète, destructrice de la biodiversité, condition même de notre survie. Pourquoi les sélectionneurs s’efforcent-ils de cacher et de se cacher à eux-mêmes ce qu’ils font par l’emploi d’un terme exactement opposé à la réalité ?
Cette conférence montrera que le clonage résulte de l’adhésion implicite des sélectionneurs à l’idéologie industrielle. Le remplacement de variétés par des clones, c’est-à-dire par des organismes vivants homogènes, uniformes, reproductibles, stables, c’est-à-dire présentant les caractères des produits industriels ne fait qu’appliquer les principes de la Révolution industrielle au vivant. Avec un avantage essentiel : une variété hétérogène et instable ne peut faire l’objet d’un droit de propriété. Un clone, une sorte de mort-vivant homogène et stable peut, lui, faire l’objet d’un droit de propriété.
Les OGM sont en réalité des clones chimériques brevetés. À ce titre, ils ferment de façon irréversible le double mouvement mortifère d’industrialisation du vivant et de sa privatisation.
Vendredi midi Repas champêtre au jardin familial et pédagogique "Croq’jardin".

Vendredi après-midi

Jardin en partage. Jardins familiaux et pédagogiques. Quelles méthodes ? Quelle utilité sociétale ? Un temps d’échange animé par Jean Pierre consultant Réseaux des jardins solidaires a cloturé ses 5èmes rencontres...
Ces 5èmes rencontres ont été riches de contenus, de débats et d’échanges. Une partie de l’équipe les a prolongés par deux journées de découverte de la région (Roussillon, carrière d’ocre, Marseille...)

Claude, Rémi, Jean-Yves
Les 6ème rencontres sont déjà programmées, nous serons accueilli dans la Somme sur le thème "Energie et matière" L’avant programme est déjà disponible dans la conférence UBA environnement.